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Audit comptable en 2026 : seuils, missions et coûts en France, Belgique, Suisse et EAU


Auditeur examinant des états financiers d'entreprise avec une calculatrice et des graphiques

Audit comptable en 2026 : seuils, missions et coûts en France, Belgique, Suisse et EAU


À retenir en 30 secondes

L'audit comptable peut être légal (obligatoire au-delà de certains seuils) ou contractuel (volontaire, pour rassurer un investisseur, préparer une cession ou valider une acquisition). Les seuils varient fortement selon la juridiction : 5 M€ de bilan / 10 M€ de CA / 50 salariés en France, 6 M€ / 11,25 M€ / 50 ETP en Belgique, 20 MCHF / 40 MCHF / 250 ETP en Suisse pour le contrôle ordinaire, et un audit quasi-systématique aux EAU pour les LLC et la plupart des Free Zone Establishments. Les honoraires s'étalent typiquement de 3 000 CHF (contrôle restreint Suisse) à 100 000 AED (mid-cap EAU), selon le périmètre. Le choix de l'auditeur dépend moins de la taille du cabinet que de sa spécialisation sectorielle et de sa capacité à dialoguer avec votre direction. Sur CryviTis, vous pouvez identifier des auditeurs vérifiés dans nos quatre juridictions de référence.

Pourquoi l'audit comptable est devenu stratégique en 2026

Pendant longtemps, l'audit comptable a souffert d'une image purement contraignante : une formalité légale, un coût subi, une visite annuelle obligatoire. Cette vision n'est plus tenable en 2026.

Trois évolutions ont profondément changé la donne :

1. Le durcissement des exigences de transparence financière.  Que ce soit dans le cadre des directives européennes (CSRD pour les grandes entreprises depuis 2024), du Corporate Tax émirien (entré en vigueur pour les exercices ouverts à partir du 1er juin 2023) ou de la lutte anti-blanchiment, la pression réglementaire pousse les entreprises à pouvoir justifier leurs comptes au-delà du simple cercle de leur fiscaliste.

2. La sophistication des financements.  Une levée de fonds, un prêt bancaire structuré, une opération de croissance externe ou une cession exigent presque toujours des comptes audités. Les investisseurs institutionnels ne lisent plus des bilans non audités au-delà d'un certain ticket.

3. La généralisation des standards internationaux.  IFRS pour les grandes entreprises, normes ISA (International Standards on Auditing) pour les auditeurs : un dirigeant qui veut développer son entreprise au-delà de ses frontières doit comprendre la mécanique de l'audit, ne serait-ce que pour anticiper les attentes de ses futurs interlocuteurs.

L'audit comptable n'est donc plus seulement une obligation à minimiser. C'est devenu un levier de crédibilité dont la maîtrise distingue un dirigeant aguerri d'un dirigeant subi par ses obligations.

📖 Pour aller plus loin : Choisir son expert-comptable en 2026 — l'expertise comptable et l'audit sont deux missions distinctes mais souvent confondues. Ce guide précise la frontière.


Audit légal ou audit contractuel : la distinction fondamentale

Avant tout, il faut bien distinguer deux familles d'audit qui partagent une méthodologie commune mais répondent à des finalités très différentes.

L'audit légal (statutory audit)

L'audit légal est imposé par la loi lorsque l'entreprise dépasse certains seuils ou exerce dans un secteur réglementé (banque, assurance, mutuelle, association recevant des fonds publics).

En France, on parle de mission du commissaire aux comptes ; en Belgique de mission de réviseur d'entreprises ; en Suisse de contrôle ordinaire ou contrôle restreint selon les seuils ; aux EAU de statutory audit réalisé par un cabinet agréé.

Sa caractéristique fondamentale : l'auditeur émet une opinion publique sur la régularité et la sincérité des comptes. Cette opinion est annexée aux comptes annuels et déposée aux registres officiels (greffe en France, BNB en Belgique, Registre du commerce en Suisse, autorités compétentes selon Free Zone aux EAU).

L'audit contractuel (agreed-upon procedures, due diligence)

L'audit contractuel est volontaire. Une entreprise demande un audit parce qu'elle en a besoin pour :

  • Rassurer un investisseur avant une levée de fonds

  • Préparer une cession d'entreprise (vendor due diligence)

  • Valider une acquisition (acquirer due diligence)

  • Sécuriser un prêt bancaire d'envergure

  • Renforcer la confiance d'un partenaire commercial stratégique

  • Mettre en place un contrôle interne robuste

Le périmètre est négocié entre l'entreprise et l'auditeur (revue de la trésorerie uniquement, audit complet, audit thématique sur les stocks ou les engagements hors bilan, etc.). L'opinion émise n'est pas publique : elle est remise au commanditaire de la mission.

⚠️ À noter : un commissaire aux comptes ou un réviseur d'entreprises peut réaliser à la fois des missions légales et contractuelles, sous réserve de respecter les règles d'indépendance applicables dans chaque juridiction.

Les seuils déclencheurs de l'audit légal par juridiction

C'est le tableau le plus consulté de cette page : à quel moment l'audit cesse-t-il d'être une option pour devenir une obligation ?

France — Sociétés commerciales

Depuis l'ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023, les seuils de désignation obligatoire d'un commissaire aux comptes sont alignés sur la définition européenne des petites entreprises. La nomination est obligatoire si deux des trois seuils suivants sont dépassés sur deux exercices consécutifs :

Critère

Seuil (depuis 2024)

Total bilan

> 5 millions d'euros

Chiffre d'affaires HT

> 10 millions d'euros

Effectif moyen

> 50 salariés

Références : articles L.823-1 et D.823-1 du Code de commerce.

Cas particuliers : la SAS dont une autre société détient le contrôle ou qu'elle contrôle, et les associations qui reçoivent plus de 153 000 euros de subventions publiques annuelles, doivent désigner un CAC sans condition de seuils.

Belgique — Sociétés commerciales

Le Code des Sociétés et des Associations (CSA) définit la "petite société" à l'article 1:24 : une société qui ne dépasse pas plus d'un des trois critères suivants sur deux exercices consécutifs. Au-delà, la désignation d'un commissaire-réviseur d'entreprises devient obligatoire.

Critère

Seuil

Total bilan

> 6 millions d'euros

CA annuel hors TVA

> 11,25 millions d'euros

Effectif moyen

> 50 ETP


Référence : CSA articles 1:24 et 3:72. L'autorité de contrôle est l'Institut des Réviseurs d'Entreprises (IRE/IBR).

Suisse — Sociétés anonymes et Sàrl

La Suisse distingue deux régimes très différents :

Contrôle ordinaire (art. 727 CO) : obligatoire pour les sociétés ouvertes au public (cotées notamment) et pour les sociétés qui dépassent deux des trois seuils suivants sur deux exercices consécutifs :

Critère

Seuil

Total bilan

> 20 millions de CHF

Chiffre d'affaires

> 40 millions de CHF

Effectif moyen annuel

> 250 ETP


Contrôle restreint (art. 727a CO) : obligatoire pour toutes les autres sociétés anonymes et Sàrl, sauf option de "renonciation au contrôle restreint" (opting-out) si la société compte moins de 10 emplois à temps plein en moyenne annuelle et que tous les actionnaires y consentent (art. 727a al. 2 CO).

L'autorité de surveillance est l'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR).

Émirats Arabes Unis — LLC et Free Zones

Le cadre émirien est plus uniforme : l'audit est largement obligatoire dès la constitution.

Mainland (LLC) : le Federal Decree-Law No. 32 of 2021 on Commercial Companies impose la tenue d'une comptabilité conforme aux normes internationales et l'audit annuel des états financiers (articles 27 et 102).

Free Zones : la majorité des Free Zones (DMCC, JAFZA, DAFZA, RAKEZ, ADGM, DIFC, Ajman Free Zone…) imposent à leurs sociétés (FZE, FZCO) le dépôt annuel d'états financiers audités. Les détails varient d'une Free Zone à l'autre.

Corporate Tax (entré en vigueur pour les exercices ouverts à compter du 1er juin 2023) : la Ministerial Decision No. 84 of 2025 — qui a remplacé la Ministerial Decision No. 82 of 2023, applicable aux périodes fiscales ouvertes à compter du 1er janvier 2025 — impose la production d'états financiers audités pour les sociétés autonomes dont les revenus dépassent 50 millions de dirhams sur la période imposable, ou qui revendiquent le statut de Qualifying Free Zone Person. Elle impose en outre à tous les groupes fiscaux la préparation d'états financiers spéciaux audités, indépendamment de ce seuil..

Format des comptes : les normes IFRS (ou IFRS for SMEs pour les PME) sont la référence.

Les acteurs : qui peut auditer en 2026 ?

Selon la juridiction, l'auditeur porte un titre différent et relève d'une autorité de surveillance spécifique. Cette dimension n'est pas anecdotique : elle conditionne la valeur juridique de l'opinion d'audit.

France

  • Titre : Commissaire aux Comptes (CAC)

  • Inscription obligatoire : Liste nationale des commissaires aux comptes, tenue par la Haute Autorité de l'Audit (H2A) depuis 2024 (anciennement H3C)

  • Mandat : 6 exercices renouvelables

Belgique

  • Titre : Réviseur d'Entreprises (Bedrijfsrevisor)

  • Inscription obligatoire : Registre public de l'Institut des Réviseurs d'Entreprises (IRE/IBR)

  • Mandat : 3 ans renouvelables

Suisse

  • Titres : Expert-réviseur agréé (pour contrôle ordinaire) ou Réviseur agréé (pour contrôle restreint)

  • Inscription obligatoire : Registre public de l'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR), accessible en ligne

  • L'association professionnelle de référence est EXPERTsuisse (~11 000 membres)

Émirats Arabes Unis

  • Titre : Auditor (généralement Chartered Accountant ou Certified Public Accountant)

  • Inscription obligatoire :

    • Ministry of Economy pour la pratique de l'audit aux EAU

    • Pour les missions Corporate Tax : registre des auditeurs agréés du Federal Tax Authority (FTA)

    • Inscriptions additionnelles selon les Free Zones

  • Particularité : les Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG) et les principaux cabinets mid-tier sont historiquement très implantés sur le marché émirien

Déroulement d'une mission d'audit : les six étapes

Une mission d'audit comptable de la planification au rapport

Quelle que soit la juridiction, une mission d'audit suit toujours la même méthodologie générale, encadrée par les normes ISA (International Standards on Auditing) ou leurs déclinaisons nationales.

1️⃣ Acceptation de la mission

L'auditeur évalue son indépendance vis-à-vis de la société auditée, identifie les conflits potentiels et formalise les conditions de la mission dans une lettre de mission.

2️⃣ Planification (planning)

L'auditeur analyse l'environnement de l'entreprise, identifie les risques significatifs (zones où une erreur ou une fraude aurait un impact significatif sur les comptes), définit le seuil de signification (materiality) et planifie ses procédures.

3️⃣ Évaluation du contrôle interne

L'auditeur teste les contrôles internes de l'entreprise sur les cycles clés (achats, ventes, paie, trésorerie, stocks). Plus le contrôle interne est solide, plus l'auditeur peut s'appuyer dessus et alléger ses tests substantifs.

4️⃣ Tests substantifs

Phase la plus visible pour l'entreprise auditée : l'auditeur réalise des contrôles directs sur les comptes (rapprochements bancaires, circularisations clients/fournisseurs, inventaires physiques, valorisations des stocks, revue des contrats significatifs, vérification de la séparation des exercices, etc.).

5️⃣ Synthèse et conclusion

L'auditeur rassemble ses constats, évalue leur impact potentiel sur les comptes et discute des ajustements éventuels avec la direction.

6️⃣ Rapport d'audit

L'auditeur émet son opinion dans un rapport formel :

  • Opinion sans réserve (unqualified opinion) : les comptes donnent une image fidèle

  • Opinion avec réserve (qualified opinion) : les comptes donnent une image fidèle, sauf pour un point précis identifié

  • Opinion défavorable (adverse opinion) : les comptes ne donnent pas une image fidèle

  • Impossibilité d'exprimer une opinion (disclaimer of opinion) : l'auditeur n'a pas pu obtenir les éléments suffisants pour conclure

Ce rapport est annexé aux comptes annuels et déposé aux autorités compétentes.

Combien coûte une mission d'audit en 2026 ?

Les honoraires d'audit dépendent de plusieurs variables : taille de l'entreprise, complexité du modèle d'affaires, nombre de filiales, présence à l'international, qualité du contrôle interne, secteur d'activité, urgence et qualité du cabinet retenu.

Les fourchettes constatées sur le marché en 2026 :

Juridiction

TPE / micro

PME

Mid-cap

🇫🇷 France

4 000 – 8 000 €

8 000 – 30 000 €

30 000 – 100 000 €

🇧🇪 Belgique

3 500 – 7 000 €

6 000 – 25 000 €

25 000 – 80 000 €

🇨🇭 Suisse (contrôle restreint)

3 000 – 8 000 CHF

5 000 – 15 000 CHF

🇨🇭 Suisse (contrôle ordinaire)

12 000 – 40 000 CHF

40 000 – 150 000 CHF

🇦🇪 EAU

5 000 – 15 000 AED

8 000 – 25 000 AED

25 000 – 100 000 AED

Sources : grilles tarifaires communiquées par les cabinets indépendants et mid-tier des quatre juridictions ; benchmarks publiés par la CNCC, l'IRE, EXPERTsuisse et les ordres consulaires émiriens. Ces fourchettes sont indicatives et peuvent varier sensiblement selon la complexité réelle de la mission.

Les variables qui font grimper le devis

Multi-entités : une société avec plusieurs filiales, succursales ou établissements stables coûte mécaniquement plus cher (consolidation, intercos, multi-currency).

Premier audit (initial audit) : le premier audit d'une entreprise est en général 20 à 40 % plus cher que les suivants, car l'auditeur doit reprendre l'historique et évaluer les soldes d'ouverture.

Faiblesses du contrôle interne : si l'auditeur ne peut pas s'appuyer sur des contrôles internes solides, il doit étendre ses tests substantifs.

Urgence : un audit mené dans un délai très court (typique avant une cession imminente) peut coûter 30 à 50 % plus cher qu'un audit planifié.

Secteurs réglementés : crypto-actifs, fintech, ESG, immobilier, services financiers... certains secteurs imposent des diligences spécifiques qui alourdissent le coût.

Notoriété du cabinet : un Big Four facture en général 2 à 4 fois plus qu'un mid-tier équivalent en compétences, à mission comparable, pour une PME ou une mid-cap. Cette prime est justifiée pour les groupes cotés ou les ETI internationales avec exigences de marché, beaucoup moins pour une PME classique.

L'audit contractuel : un outil sous-utilisé

Au-delà de l'obligation légale, l'audit contractuel reste un outil puissant et trop souvent ignoré par les dirigeants de PME.

Cas d'usage typiques

Avant une levée de fonds Série A ou B : un audit contractuel ciblé sur les 24 derniers mois rassure les investisseurs sur la qualité des KPI communiqués (ARR, MRR, taux de churn, marges brutes). Coût typique : 10 000 à 25 000 euros pour une PME.

Avant une cession d'entreprise : la Vendor Due Diligence (VDD) anticipe les questions de l'acquéreur et identifie les points faibles à corriger avant la mise sur le marché. Elle accélère le closing et limite les négociations de prix sur les "skeletons in the closet".

Lors d'une acquisition : l'acquirer due diligence valide les comptes du cible et identifie les engagements hors bilan, les litiges en cours, les passifs sociaux ou fiscaux non provisionnés.

Pour structurer un contrôle interne : un audit thématique (revue d'un cycle particulier — achats, paie, stocks...) permet d'identifier les failles de processus et de mettre en place des correctifs avant qu'un risque ne se matérialise.

Pour rassurer un partenaire bancaire : un audit volontaire des comptes facilite l'obtention de lignes de crédit, d'affacturage ou de garanties bancaires de grande ampleur.

Comment cadrer une mission d'audit contractuel

Trois pré-requis pour réussir un audit contractuel :

  1. Définir précisément le périmètre : audit complet ou thématique, comptes consolidés ou statutaires, période examinée, profondeur des tests

  2. Choisir un cabinet adapté : un Big Four n'est pas toujours le meilleur choix pour une mission ciblée PME — un cabinet mid-tier ou indépendant peut offrir plus de pragmatisme et un meilleur prix

  3. Anticiper le calendrier : une mission d'audit sérieuse prend au minimum 3 à 6 semaines selon la complexité ; comptez 2 à 3 mois pour une VDD complète

📖 Pour aller plus loin : Comment changer d'expert-comptable — la transmission du dossier comptable et la qualité de la documentation tenue par votre comptable conditionnent directement la rapidité et le coût d'un audit contractuel.

Big Four, mid-tier ou indépendant : comment choisir ?

C'est la question que tout dirigeant se pose au moment de désigner son auditeur. La réponse honnête : le choix dépend du profil de votre entreprise, pas du prestige du cabinet.

Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG)

Pertinents pour :

  • Sociétés cotées en bourse

  • Groupes internationaux multi-juridictions

  • Entreprises levant plus de 50 M€ ou en process IPO

  • Secteurs où la "marque" auditeur est exigée par les contreparties (banques d'investissement, fonds top-tier)

Limites :

  • Honoraires nettement supérieurs (2 à 4x mid-tier)

  • Rotation rapide des équipes (turnover élevé)

  • Standardisation des méthodes, parfois rigide pour une PME

  • Le dirigeant interagit rarement avec l'associé signataire

Mid-tier (BDO, Mazars-Forvis, Grant Thornton, Mazars, RSM, Baker Tilly, Crowe…)

Pertinents pour :

  • ETI et mid-caps avec présence internationale

  • PME ambitieuses préparant une opération de croissance

  • Entreprises qui veulent un standard méthodologique élevé sans la prime Big Four

Limites :

  • Toujours plus chers qu'un cabinet local indépendant

  • Présence inégale selon les juridictions

Cabinets indépendants

Pertinents pour :

  • TPE et PME locales avec activité majoritairement domestique

  • Entreprises recherchant une relation personnalisée avec l'associé

  • Missions où la maîtrise de la spécificité locale (fiscale, sectorielle) prime sur la marque

Limites :

  • Capacités plus limitées pour les missions complexes multi-juridictions

  • Indépendance financière variable selon la taille du cabinet

Les trois questions à poser à tout auditeur avant de signer

  1. Qui sera l'associé signataire et combien de jours par an consacrera-t-il personnellement à notre mission ? (Évite l'effet "associé vedette + équipe junior interchangeable")

  2. Quelle est votre expérience sectorielle dans notre métier ? (Un auditeur qui découvre votre secteur facturera plus de temps de mise à niveau)

  3. Quels sont vos critères de matérialité et votre approche du contrôle interne ? (Permet de calibrer le périmètre réel des tests substantifs)

Comment CryviTis peut vous aider à trouver un auditeur

CryviTis n'est pas un cabinet d'audit et n'émet aucune opinion d'audit. Notre rôle est celui d'intermédiaire technique : nous mettons en relation des dirigeants en recherche d'un auditeur avec des commissaires aux comptes, réviseurs d'entreprises, experts-réviseurs et auditeurs vérifiés dans nos quatre juridictions de référence.

Tous les professionnels inscrits sur la plateforme passent par un processus de vérification KYC complet : contrôle d'identité, vérification d'inscription auprès de l'autorité de surveillance compétente (H2A en France, IRE en Belgique, ASR en Suisse, Ministry of Economy aux EAU), références professionnelles.

Notre moteur de Smart Matching vous permet de présélectionner les auditeurs selon votre secteur, votre taille, votre juridiction de référence et le type de mission recherché (audit légal, audit contractuel, due diligence).

FAQ — Questions fréquentes

Mon entreprise dépasse les seuils français cette année pour la première fois. Quand dois-je nommer un CAC ?

Vous devez nommer un commissaire aux comptes dès que les seuils sont dépassés sur deux exercices consécutifs. La nomination intervient lors de l'assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes du second exercice de dépassement. Anticipez : identifiez votre CAC plusieurs mois avant l'AG pour avoir le temps de comparer et de négocier les honoraires.

Puis-je nommer mon expert-comptable comme commissaire aux comptes ?

Non. L'expert-comptable et le commissaire aux comptes sont deux missions incompatibles pour une même entreprise. L'expert-comptable tient les comptes ; le commissaire aux comptes les contrôle. Cette séparation garantit l'indépendance de l'auditeur et la sincérité de son opinion. Cette règle est universelle dans nos quatre juridictions de référence.

Un audit légal couvre-t-il le contrôle de la fraude interne ?

L'auditeur a pour mission de détecter les erreurs ou fraudes significatives ayant un impact sur les comptes. Il n'a pas pour mission de réaliser un audit exhaustif anti-fraude. Si vous suspectez une fraude, vous devez commanditer un audit forensique (mission distincte, généralement réalisée par des cabinets spécialisés en investigations financières).

L'audit légal est-il déductible fiscalement ?

Oui. Les honoraires d'audit légal sont une charge déductible du résultat fiscal dans toutes les juridictions CryviTis (France, Belgique, Suisse, EAU). Conservez la lettre de mission et les factures à l'appui.

Que se passe-t-il si je refuse de coopérer avec mon auditeur ?

L'auditeur a le pouvoir légal d'accéder à toutes les pièces comptables et de demander toute information utile à sa mission. Un refus de coopération expose le dirigeant à :

  • Une opinion défavorable ou un refus d'opinion dans le rapport (très négatif pour la crédibilité de l'entreprise)

  • Des sanctions pénales dans certaines juridictions (entrave à la mission d'un CAC en France, par exemple, sanctionnée par l'article L.820-4 du Code de commerce : 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende)

Pour aller plus loin


📖 Choisir son expert-comptable en 2026 — l'amont indispensable de tout audit réussi 📖 Créer son entreprise en 2026 : guide FR/BE/CH/EAU — anticiper les obligations d'audit dès le choix de la forme juridique

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Sources (vérifiées juin 2026)


Cadre général de l'audit légal — France

- Code de commerce, art. L.823-1 et suivants (mission du commissaire aux comptes) — Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006146066/

- Sanction de l'entrave à la mission du CAC (art. L.820-4 : 5 ans / 75 000 €) — Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047305072

- Haute Autorité de l'audit (H2A, ex-H3C) : https://www.h2a.fr

- Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) : https://www.cncc.fr


Seuils de nomination du commissaire aux comptes — France

- Ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 — Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048501434

- Décret n° 2024-152 du 28 février 2024 (seuils 5 M€ / 10 M€ / 50 salariés) — Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049209674

- Cas particuliers (SAS contrôlées, associations subventionnées > 153 000 €) — Bpifrance Création : https://bpifrance-creation.fr/entrepreneur/actualites/nouveaux-seuils-nomination-dun-commissaire-aux-comptes


Belgique

- Code des sociétés et des associations (CSA), art. 1:24 (petite société) et 3:72 (nomination du commissaire) — IRE-IBR : https://www.ibr-ire.be/fr/notre-profession/missions/missions-legales-permanentes/l-obligation-de-designer-un-commissaire

- Institut des Réviseurs d'Entreprises (IRE-IBR) : https://www.ibr-ire.be


Suisse

- Code des obligations, art. 727 et 727a (contrôle ordinaire / restreint, opting-out) — Fedlex : https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/27/317_321_377/fr

- Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR/RAB) : https://www.rab-asr.ch/fr


Émirats Arabes Unis

- Federal Decree-Law No. 47 of 2022 (Corporate Tax), art. 54 — Federal Tax Authority : https://tax.gov.ae/en/taxes/corporate.tax.aspx

- Ministerial Decision No. 84 of 2025 (états financiers audités ; remplace la MD 82 of 2023) — Ministry of Finance : https://mof.gov.ae/corporate-tax/

- Federal Decree-Law No. 32 of 2021 (Commercial Companies Law — statutory audit Mainland) — UAE Government Portal : https://u.ae/en/about-the-uae/digital-uae/digital-economy/commercial-companies-law


Audit contractuel & due diligence

- Norme ISAE 3000 (missions d'assurance autres que l'audit d'états financiers) — IFAC/IAASB : https://www.iaasb.org

- Normes des missions contractuelles — CNCC : https://www.cncc.fr


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